Missions

« Ne plus distribuer du poisson mais offrir la canne à pêche et apprendre à s’en servir »

Ce que nous faisons …

Chaque projet a pour objectif l’amélioration des conditions matérielles et sanitaires de la scolarité des enfants de 3 à 12 ans du village. Cela permettra d’augmenter le taux de scolarisation des enfants, en particulier des petites filles et de remobiliser les parents en faveur de l’école, ce qui contribuera à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) et particulièrement celui de l’éducation (objectif N°4, cible 4.1), pilier du développement.

Chaque projet est construit autour de 2 axes :
1) Une amélioration des conditions matérielles de scolarisation par la rénovation de l’établissement d’accueil, l’achat de mobiliers …, afin d’offrir aux élèves plus de confort.
2) Une amélioration des conditions sanitaires d’enseignement avec :
       2.1) la création d’une cantine scolaire et d’un potager qui permettra d’améliorer la concentration des enfants et une amélioration des résultats scolaires, du taux d’absentéisme …
       2.2) la création de latrines associées à un biodigesteur qui fournira du biogaz nécessaire pour la cantine scolaire et de l’engrais pour le potager.

L’ensemble sera complété par des d’ateliers pédagogiques et de cours de remise à niveau assurés par deux bénévoles d’EclAt.

Des fournitures sont distribuées régulièrement.

Lorsque la pérennité du projet est assurée, nous partons.

 

Pourquoi nous le faisons …

EclAt intervient dans 2 villages d’Afrique de l’ouest (Benin – Togo) sur le renforcement de l’accès à l’éducation des plus démunis pour leur permettre de rejoindre les bancs de l’école, contribuant ainsi à la réalisation de l’ODD 4, cible 4.1.

Malgré un taux de scolarisation assez élevé au Bénin et au Togo, l’UNICEF considère qu’1 enfant sur 3 de 5 à 17 ans est obligé de travailler. Ce chiffre illustre les difficultés financières de nombreuses familles. La scolarisation d’enfants ajoute un poids financier du fait qu’un enfant ne contribue pas aux revenus familiaux lorsqu’il est en classe. A cela, il convient d’ajouter les dépenses engendrées par l’école, pour le matériel notamment.

L’enseignement primaire dans nos pays d’intervention est fragilisé par le manque de moyens et de personnel, ce qui est source d’une faible qualité de l’éducation. Selon un sondage réalisé auprès des parents d’élèves, il n’y a aucun avantage à inscrire un enfant à l’école si la qualité de l’éducation est si mauvaise qu’il n’y vient pas régulièrement, n’apprends ni à lire, ni à écrire, ni à compter et n’assimile pas les compétences pratiques dont il aura besoin plus tard. La qualité de l’éducation joue donc un rôle important dans leurs décisions d’inscrire ou non leurs enfants à l’école.

Dans sa présentation de l’Objectif de Développement Durable N°4, l’ONU indique que « l’éducation est la clé qui permettra d’atteindre de nombreux autres objectifs de développement durable. Lorsque les personnes ont accès à un enseignement de qualité, elles peuvent rompre le cycle de la pauvreté. L’éducation aide par conséquent à réduire les inégalités et à atteindre l’égalité des sexes. Elle offre également le moyen de vivre de façon plus saine et durable.

L’éducation est également essentielle pour favoriser la tolérance entre les peuples et contribue à l’instauration de sociétés plus pacifiques. »
Nelson Mandela, ambassadeur de l’UNESCO, a déclaré : « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde ». Les bénévoles d’EclAt et les partenaires et acteurs locaux sont en effet convaincus que c’est par l’éducation que se transmettent les valeurs des Droits de l’Homme et de la démocratie et que celle-ci dote les individus des connaissances et des compétences dont ils ont besoin pour améliorer leur existence et contribuer au développement. Depuis 2008, plus de 1 500 enfants, ont bénéficié de notre soutien au travers de différents projets qui ont contribué à offrir une éducation de base, complète et de qualité aux enfants bénéficiaires. Fort de nos précédentes expériences, nous souhaitons renforcer notre approche du soutien à la scolarité, en intervenant sur les conditions de scolarisation et les facteurs de réussite scolaire. Cette nouvelle approche renforcera l’accès à l’éducation et la qualité de l’enseignement dans les villages de Pélébina, au Bénin et Avévé, au Togo.

Objectifs :

  1. 1) Faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons du village suivent un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit (Objectif de développement durable N°4, cible 4.1).
    2) Contribuer à l’amélioration des performances de l’éducation, au Bénin, au Togo.
    3) Améliorer les conditions des femmes par la scolarisation des jeunes filles et la transmission de savoir au mère via les enfants (Objectif de développement durable N°5, cible 5.1).
    4) Assurer l’accès de tous les élèves, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air (Objectif de développement durable N°6, cible 6.2).
    5) Garantir l’accès pour la cantine scolaire à des services énergétiques fiables et modernes, à un coout abordable (Objectif de développement durable N°7, cible 7.1).
    6) Réduire la production de déchets par la prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation (Objectif de développement durable N°12, cible 12.5).

Résultats attendus :

Les enfants vont contribuer à diffuser ce qu’ils ont appris à l’école à leurs parents. Très souvent, ces derniers ne savent pas lire, ni écrire. Leurs enfants pourront, par exemple, les aider pour des démarches administratives ou les sensibiliser à des gestes de prévention simples en termes de santé, qu’ils auront appris lors des ateliers pédagogiques.

A plus long terme, les enfants devenus parents inscriront plus naturellement leurs enfants à l’école. Ils réinvestiront une partie de leurs revenus dans leur famille, pour prendre soin de leurs parents mais aussi pour leurs enfants.

L’éducation joue un rôle fondamental en donnant aux filles et aux femmes la liberté de prendre des décisions améliorant leurs vies.

Les mariages d’enfants concernent une fille sur huit en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l’Ouest. Une fille sur sept donne naissance à un enfant dès l’âge de 17 ans. L’éducation peut donner la parole à ces filles et leur permettre de s’exprimer sur leurs choix de vie.

L’éducation aide également les filles et les jeunes femmes à rééquilibrer les relations homme-femme et refuser plus facilement certaines contraintes sociales injustes et accablantes régissant ce qu’elles peuvent faire ou ne pas faire.

De plus, améliorer l’alphabétisation des filles et des jeunes femmes procure d’énormes avantages économiques. Faire en sorte que le nombre de filles scolarisées augmente est le premier pas pour atteindre une égalité homme femme dans le monde du travail et la société et contribuer à l’ODD 5 visant à parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

Les filles éduquées sont nettement plus susceptibles d’être en mesure de protéger leurs enfants contre les maladies évitables, et d’éviter la malnutrition pendant les premières années de leurs enfants. La malnutrition n’est donc pas uniquement une question d’alimentation, mais aussi de scolarisation, et de compétences de base en lecture, écriture et calcul.

De même que l’autonomisation des filles grâce à l’éducation fait partie intégrante de la solution à apporter à la malnutrition des enfants, aux maladies et à la mortalité, l’éducation joue également un rôle crucial en permettant aux femmes de choisir combien d’enfants elles veulent avoir et d’espacer les naissances. Offrir aux filles non éduquées d’Afrique subsaharienne une éducation secondaire, par exemple, permettrait de faire passer le nombre de naissances par mère de près de sept à quatre.

Offrir aux filles une éducation de qualité leur permet également de devenirs suffisamment confiantes en elles-mêmes pour s’attaquer de manière résolue à ceux qui sont au pouvoir et mettre un terme aux profondes inégalités qui existent encore dans le monde entier et dont souffrent les filles et les femmes.

 

Concrètement …

Quelques illustrations

Les cahiers d’activité sont une spécificité de l’enseignement primaire au Bénin

Les fournitures sont achetées sur place afin de soutenir l’économie locale.

Un exemple de mobiliers offerts

Construction d’un biodigesteur

Les différentes applications d’un biodigesteur

Combien cela coûte …

Un projet complet est estimé entre 20 000 et 45 000 EUR selon l’état de délabrement de l’école, le nombre d’élèves scolarisés …

 

Comment nous aider …

En cliquant ici : vous trouverez toutes les infos ! SI vous souhaitez soutenir un programme en particulier, il suffit de le préciser après votre don.